Fiche parti · Bilatérales III

PVL : souveraineté et partenariat

Les Vert’libéraux soutiennent le paquet au nom de la souveraineté, de l’économie et du partenariat européen. Que disent les textes ?

Position recensée : Pour
Image d’illustration : Le Palais fédéral à Berne, au bord de l’Aar
Image d’illustration, générée ou retouchée par IA · crédits

Voix citées dans nos sources

Portrait illustré de Jürg Grossen
Jürg GrossenPrésident du PVL SuisseCité dans : communiqué PVL du 23.03.2026
Portrait illustré de Corina Gredig
Corina GredigPrésidente du groupe parlementaireCité dans : communiqué PVL du 23.03.2026

Fonctions indiquées telles qu’elles figurent dans la source citée, à sa date. Portraits : illustrations, voir les crédits.

La position officielle

Le PVL soutient le paquet et présente les accords comme un moyen de garantir la souveraineté et le « droit de regard » de la Suisse, de renforcer l’économie et de consolider un partenariat avec l’UE dans un contexte géopolitique instable.

« Le PVL a été le premier parti à se prononcer clairement en faveur de cet accord avec l’UE. »

Jürg Grossen, président du PVL, communiqué du 23 mars 2026.

Affirmations à vérifier

À vérifier

« Les accords nous permettent de garantir notre souveraineté et notre droit de regard »

Nature de l’affirmation : Affirmation en partie vérifiable

Ce que les sources permettent de dire : Le paquet prévoit une participation suisse à la préparation des règles européennes (decision shaping) dans les domaines couverts, et chaque reprise passe par la procédure suisse.

Limite ou contradiction : Participer à la préparation n’est pas codécider : la Suisse n’a pas de droit de vote au Conseil de l’UE ni au Parlement européen. En contrepartie, elle accepte la reprise dynamique et les conséquences possibles d’un refus.

À vérifier

« Un partenariat d’égal à égal avec l’UE »

Nature de l’affirmation : Formule politique

Ce que les sources permettent de dire : Le règlement des différends repose sur un comité mixte et un tribunal arbitral paritaire. Pour interpréter une notion de droit européen, le tribunal doit saisir la CJUE, dont l’interprétation le lie.

Limite ou contradiction : La procédure est paritaire, mais le droit repris est celui de l’UE et son interprète final est la Cour de l’UE. « D’égal à égal » décrit la procédure, pas le contenu des règles.

À vérifier

« Les accords renforcent l’économie, les emplois et les salaires »

Nature de l’affirmation : Effet attendu, non garanti

Ce que les sources permettent de dire : Les études commandées par le Conseil fédéral estiment des effets positifs, surtout en évitant l’érosion des accords existants (Ecoplan, 2025).

Limite ou contradiction : Ce sont des résultats de modèles. Ils dépendent d’hypothèses et ne garantissent ni un nombre d’emplois ni une hausse de salaire pour chaque ménage.

Conclusion provisoire

Le PVL défend le paquet de façon cohérente avec ses positions pro-européennes. Sa formule sur la souveraineté est discutable : elle met en avant la participation à la préparation des règles, mais pas la contrainte de la reprise dynamique, qui en est la contrepartie.

Sources et date de référence

Vérification éditoriale : 18 octobre 2026.